Le pronostic pmu mathématique

A l’époque des premiers paris hippiques, le pronostic pmu était souvent issu d’une analyse très succincte de la course et des forces en présences sur l’hippodrome. C’était l’époque des tuyaux turf et des bruits d’écuries. Les meilleurs pronostics étaient alors souvent réalisés par ceux qui avaient le plus de contact dans le monde des courses, auprès des jockeys et des entraîneurs. Puis avec l’importance prise par les paris turf et la multiplication des types de paris, il est rapidement devenu nécessaire de rationaliser les choses afin de rentabiliser les mises. C’est alors que les turfistes ont commencé à faire le papier pour faire un bon pronostic pmu. Faire le papier est une expression bien connue des pronostiqueurs, cela désigne le processus d’analyse de la course pour faire le pronostic. Il y a autant de façon de faire le papier que de pronostiqueur : certains se contentent d’étudier les cotes, d’autres analysent les pronostics gratuits de la presse pour en faire une synthèse, d’autres encore analysent les performances des partants, des jockeys, suivent l’actualité de la course via Equidia, etc.
Le point commun de toutes ces méthodes d’analyse, c’est le facteur humain, le pronostiqueur qui est au cœur du processus de conception du pronostic hippique. Toute repose donc sur lui, son intelligence, sa connaissance du milieu des courses de chevaux et sa capacité à pondérer les différents paramètres qui interviennent dans une course hippique, de la météo jusqu’à la condition de ferrure de chaque partant. Et bien évidemment, cette analyse augmente en complexité avec le nombre de partants.

L’intelligence artificielle et les mathématiques pour des pronostics pmu de qualité

Avec la démocratisation de l’informatique, les turfistes ont trouvé un outil de choix pour faciliter la création de leurs pronostics pmu. En associant théorie mathématique des jeux, probabilités, base de donnée, datamining et intelligence artificielle, de nouvelles façons de réaliser un bon pronostic pmu étaient nées : aujourd’hui, faire le papier c’est avant tout savoir croiser les données et modéliser le plus précisément les conditions de course, on est bien loin de « Joli Cœur dans la 3eme parce que le nom du cheval est mignon ».

Les notions de mathématiques qui interviennent dans les pronostics hippiques

Le turfiste moyen est généralement un homme avec un revenu de l’ordre du smic, et dans plus de la moitié des cas, il n’a pas fait d’études supérieures. Bien que cela ne constitue pas en soit un handicap pour pronostiquer une course, cela souligne toutefois la très forte probabilité que celui-ci ne soit pas familier avec bon nombre de notions mathématiques qui régissent la théorie des jeux et les courses hippiques. Or comprendre ces notions est pourtant fondamental pour qui souhaite réellement gagner au pmu. En comprenant les probabilités de gains, le turfiste sera notamment plus à même de choisir le type de pari à privilégier en fonction de la confiance qu’il accorde à son pronostic pmu. La compréhension des statistiques permet au passionné de turf de d’appréhender la part de hasard qu’il reste dans une course hippique même s’il a été en mesure de faire le meilleur pronostic. Tout pronostiqueur sérieux ne peut donc plus aujourd’hui faire abstraction de toutes notions mathématiques qui permettent de rationaliser un pronostic pmu.

L’informatique comme outil d’aide à la création de pronostic pmu

L’informatique a toujours été un outil de choix dès lors qu’il s’agit de manipuler des volumes de donnée particulièrement important et c’est bien le cas lors de la réalisation d’un pronostic pmu. Du turfiste amateur qui utilise un tableur Excel pour faire son pronostic, son système réducteur pour limiter ses mises et sa gestion financière (bankroll managment) jusqu’au site professionnel comme Boturfers avec des bases de données de plus de 180 000 courses, les historiques de courses de tous les chevaux, jockeys et entraîneurs sur plus de 10 ans, plus aucun pronostiqueur ne peut se passer des avantages que lui procure l’informatique pour traiter les informations hippiques nécessaire à la création d’un bon pronostic. Le turf, comme tous les domaines complexes dans lesquels faire le bon choix est primordial, a lui aussi bénéficié des avancées de l’informatique décisionnelle. Le premier apport de l’informatique dans le domaine des courses de chevaux est sans conteste la constitution de base de donnée permettant le datamining pour reconstruire des historiques complets sur chaque partant d’une course. Puis avec l’émergence de l’intelligence artificielle, les logiciels experts et les algorithmes de neurones sont venus compléter l’expertise des pronostiqueurs professionnels pour donner de véritable solution informatique d’aide à la prise de décision dans le domaine du turf.

Quelles sont les avantages du pronostic pmu mathématique ?

Un autre moyen de répondre à cette question serait par exemple de trouver quels sont les avantages qu’aurait un humain sur une machine lors de la réalisation d’un pronostic : que serait-il en mesure d’intégrer comme notion qu’un algorithme ne serait pas en mesure de faire ? L’étape d’analyse de la course basée sur la lecture des cotes, l’étude des pronostics de la presse, l’analyse des performances des chevaux, jockeys et entraîneurs est parfaitement réalisable par un algorithme. Dès lors que le pronostiqueur humain a défini les seuils lui permettant de sélectionner puis classer les partants, alors un algorithme mathématique peut aussi le faire. Reste alors le feeling, l’intuition qui va rester l’apanage du pronostiqueur. Et c’est précisément ça qui fait toute la faiblesse d’un pronostic humain et qui forme le plus gros avantage d’un pronostic mathématique. En effet, si le pronostiqueur se contente de faire une lecture « froide » des données de la course, il sera alors parfaitement en mesure de reproduire son pronostic, mais dès lors qu’il va se baser sur son intuition, alors le pronostic pourra changé radicalement en fonction de son état d’esprit, de son état de santé, de ses préoccupations, etc. Un algorithme quant à lui produira systématiquement le même résultat si le jeu de donnée qui lui est fournit est strictement identique. La reproductibilité est garantie et c’est ce qui en fait toute la force du pronostic hippique mathématique. Dès lors que les conditions de courses rencontrées sont les mêmes, le taux de réussite est assuré. L’autre avantage évident, c’est la capacité de traitement qui sera naturellement plus limitée dans le cas d’un pronostiqueur humain : ce dernier sera par exemple en mesure de rivaliser avec un algorithme dans le cas de courses très spécifiques et dont il s’est fait le spécialiste, mais en aucun cas sur l’ensemble des courses d’une journée.

Les limites de l’analyse mathématique d’une course pmu

Les limites qui sont actuellement rencontrée dans le domaine de la analyse mathématiques des courses sont de deux ordres :

  • les imperfections dans la modélisation d’une course hippique. Ces imperfections sont dues aux approximations qui sont faites lors de la conception des algorithmes de décision principalement en raison de l’absence de donnée pour caractériser certains critères ayant un impact sur l’arrivée de la course. Ainsi même si les dernières révisions des algorithmes sont capables de prendre en compte l’influence que peut avoir la présence d’une seule jument sur le reste des partants d’une course avec une pondération adéquate, ou celle d’un pur-sang, il reste aujourd’hui impossible de quantifier correctement l’importance prise par certaines conditions météos (vent de face sur la ligne droite, etc.).
  • la limitation des capacités de calcul. Cette limitation est régulièrement repoussée en raison des progrès fait par le matériel informatique et l’explosion des capacités de calculs, toutefois, il reste encore compliquée de recalculer tous un pronostic à quelques minutes du départ d’une course en raison d’un non partant déclarée tardivement ou d’un jockey remplacé à la dernière minute pour cause de blessure.

Toutes ces limitations sont sources d’erreur dans la création du pronostic idéal.

Le pronostic pmu idéal sera-t-il mathématique ?

Aujourd’hui les inefficiences que rencontre les systèmes d’aide à la prise de décision dans le domaine des pronostics hippiques sont dues essentiellement au manque de données disponibles, bien que cela soit paradoxal, car l’informatique rend maintenant très accessible un grand nombre de données.

L’arrivée du Big Data va très certainement changer la donne, les fournisseurs de donnée seront en mesure de fournir des données consolidées enrichies qui vont permettre une meilleure prise en compte de nombreux paramètres qui jusqu’à présent faisaient l’objet d’approximation dans les analyses purement mathématiques des courses hippiques. Ce gain de précision servira de façon notable la création de pronostic pmu mathématique assisté par ordinateur en les rendant particulièrement performant, surpassant de loin la qualité des pronostic pmu fait par des pronostiqueurs humains. Mais attention, dès lors que les algorithmes prédictifs auront atteint la précision maximale, seul les évènements imprévus d’une course bouleverseront les prévisions, or ces évènements sont par nature très rare, le pronostic pmu idéal risquera donc de semer le glas des paris sur les courses de chevaux. Mais que les amoureux des courses se rassurent, ce n’est pas pour demain.

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